The prisoner - arrival (Don Chaffey - 1968)
premier épisode sur les 17 que comporte la série, arrival décrit l'arrivée du prisonnier, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, dans "le village", un lieu mystérieux où semble internés tous ceux qui ont des "informations" liées aux agences de renseignements, et qu'un mystérieux numéro 1 souhaite connaître.
Ce qui motive l'arrivée du héros, c'est sa démission des services secrets. Le numéro 1 charge le numéro 2 de découvrir pourquoi.
Voyons dans cet épisode précisément, ce qui constitue la description d'un état proprement totalitaire, telle que décrite dans la série :
- il n'y a pas de police apparente. La technologie de surveillance complète ainsi que des faux prisonniers assurent le maintien de l'ordre. La puissance technologique est insurpassable.
- tout le monde a un numéro. Sans ce numéro il est impossible de faire quoi que ce soit.
- le village est très cosmopolite. On s'adressera à lui en français dans ce premier épisode
- on lui propose d'être haut placé dans le système de contrôle.
- le conseil du village, élu démocratiquement, est décrit comme un endroit de débat et de théâtre.
Le village est la miniature de notre monde et visiblement la liberté lui fait peur. Cette série est excellente pour comprendre que nous ne sommes pas en démocratie, que la liberté est un théâtre cynique. Le principe de dictature auquel nous sommes soumis est d'un style très particulier : il est subtil car les prisonniers n'ont pas conscience d'être prisonniers. Puissions nous toujours être aussi soucieux de notre liberté que le numéro 6 qui lance à la face du numéro 2 : I will not be pushed, filed, stamped, indexed, briefed, debriefed, or numbered. My life is my own. Ce qui fut traduit par : je ne veux pas me faire ficher, enregistrer, classer, déclasser ou numéroter. Ma vie m'appartient.
Souvenez-vous que sous Louis XIV présenté comme affreusement tyrannique, il n'y avait pas de carte d'identité. Un simple certificat de baptême vous permettait de voyager dans toute l’Europe...
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