L'île (Pavel Loungine - 2006)
Quel bonheur ! Quel film ! Ici, pas de théologie cachée, souterraine, mais de la théologie à l'état pur, qui ruisselle de l'écran. L'histoire est celle d'un homme qui ne se pardonne pas un crime terrible, et qui est moine dans un monastère au bout du monde, et qui devient un saint à essayer de surmonter ce péché.
Le film met en scène le personnage typique de la théologie russe : le fol en Christ. C'est à dire une personne qui au premier regard vous semblera folle, hirsute, sale, inconvenante, gênante, mais qui en fait un saint qui irradie l'amour divin. Il ne prie pas dans le même sens que les autres à la liturgie, il imite les poules, il sonne les cloches quand ce n'est pas l'heure, etc. Il agace les autres moines du monastère, mais est aussi un enseignement vivant pour eux. Un dialogue fascinant avec un moine, le Père Job, sert de fil de lumière à tout le film. Le dialogue concerne Abel et Caïn, les deux frères ayant offerts des sacrifices, mais dont un seul fut agrée par Dieu. Les prières du Père Job, qui fait tout parfaitement, ne sont pas entendues. Les prières du héros du film, qui fait tout mal, apparemment, elles, sont entendues : il guérit les infirmes, il chasse les démons, il a le don de clairvoyance. Pour le Père Job, c'est une épreuve immense, lui qui voulait devenir le saint que la Russie entière vient voir pour guérir. Mais c'est aussi une épreuve immense pour le héros, qui ne voit en lui-même que péché.
Les Pères ont expliqués ceci : plus on est proche de la lumière de Dieu, plus on voit l'ombre de ses péchés...
Du point de vue technique, le film est remarquable : l'image est d'une pureté sibérienne. On voit qu'il fait au mieux -20, et pourtant, on a une seule envie : être avec ces moines, au bout du monde. Les dialogues sont bâtis sur les psaumes, ce qui impressionnera les connaisseurs. Bref, à voir, à revoir, car c'est un film à tiroirs...
cinéma et théologie
samedi 7 février 2015
vendredi 12 décembre 2014
The Passion of the Christ (Mel Gibson - 2004)
Attention !!! chef d'oeuvre. Voilà, comme ça, c'est dit. Mais attention tout de même. Deux choses à prendre en compte : la violence et la problématique antisémite. La violence est immense dans le film. Elle n'est pas une délectation, ni un voyeurisme, juste un éclairage sur un point parfois sous-estimé qui permet de mettre en perspective l'immensité du sacrifice qui a été accompli. Le film retrace les toutes dernières heures du Christ et trois scènes sont d'une rare violence : la flagellation, le chemin de Croix et enfin la crucifixion. Ces trois scènes sont intercalées, pour que nous reprenions notre souffle, avec des retours-arrières de la vie de Yeshu'a (autant L'appeler par son vrai nom non ?). Si on prend les Évangiles à témoin, rien ne nous renseigne sur l'extrême cruauté de la flagellation. Juste un verset, d'une neutralité presque détachée : "après l'avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié" (Mt 27:26). Dans le film, ces quelques mots durent des minutes d'une longueur très très éprouvantes, croyez moi. Où Gibson a-t-il trouvé le droit de mettre autant de violence ? Dans le Saint Suaire, l'Évangile de tissu que la tradition nous a laissé. Ce tissu témoigne de ce qui est montré dans le film. Les détails techniques montrent que Jésus serait mort quelques heures après sa flagellation, même sans le chemin de Croix et la crucifixion. Ceci explique la mort rapide sur la Croix, alors que théoriquement, c'est un supplice censé durer des jours entiers.
Le chemin de Croix met en scène l'épisode avec St Simon de Cyrène (une ville de Libye actuelle) et qui donne lieu à un moment des nombreux moments de grâce de ce film. Il y a un regard échangé entre Simon et Jésus qui met la théologie au niveau de sa véritable expression : l'expérience humaine. Il ne s'agit pas de spéculation, mais de vécu. La rencontre avec Dieu, c'est du domaine de l'expérience. Le chrétien n'est pas philosophe. Il ne manipule pas des concepts. Il expérimente une rencontre, une relation avec Dieu.
Enfin la crucifixion, où Gibson reprend le fameux épisode du larron, est aussi parfaitement rendue et réussie. Il a réussi à mettre en scène en donnant une vision très plausible et artistique des fameux passages : l'arrestation au jardin où les gardes finissent à terre, les reniements de Pierre, la trahison de Judas ainsi que son suicide. Gibson met aussi en scène un des protagonistes évident de cette passion : le Diable, personnage androgyne, qui porte un enfant difforme. Plusieurs trouvailles esthétiques font du film une authentique réussite : les démons qui hantent Judas sont des enfants, pour montrer la jeunesse et l'immaturité du péché. Tout le film est joué en araméen et en latin, à savoir les langues originales de l'époque. Ici un petit bémol : je ne pense pas que Jésus aie parlé à Pilate en latin.
Ce film doit être vu dans un contexte catéchétique mais pas par un public trop jeune, car la violence est très éprouvante. Un autre point pour finir : le film fut taxé d'antisémite à sa sortie. La vérité n'est pas antisémite. Cette accusation d'antisémitisme est tellement utilisée à tort et à travers, qu'elle est devenue une farce aujourd'hui. Le réflexe de son recours systématique par certaines instances dans les communautés juives françaises et américaines est déplorable. De plus le film donne tous les gardes-fous contre les interprétations erronées : il y a des membres du Sanhédrin qui disent que ce procès est une farce. Il n'est pas valide du strict point de vue du droit. Il y a cette jeune fille juive qui cherche à lui donner de l'eau, empêchée par un romain. Il y a toutes ces femmes, comme rapporté chez Luc, qui se lamentent pour contrebalancer les cris d'insulte et de haine. La ville était partagée quant à ce destin. On voit que le Sanhédrin prépare la foule, paie la foule pour que Pilate soit poussé à Le condamner. Le reproche qui est fait à Gibson est de ne pas entériner le mythe moderne peu crédible : les juifs ne l'ont pas tués et ce sont les romains seuls qui l'ont tué. Ce mythe est faux, mais les données même du mythe sont fausses : on ne parle pas DES juifs ou DES romains, mais de quelques juifs et de quelques romains. Ceux qui ont tués Jésus, ce sont certains sadducéens, de la famille de Caïphe. Plus tard ils tueront Jacques le juste et ne cesseront de persécuter l'Église primitive. Dépeindre cette bande d'escrocs tuer Jésus n'est pas antisémite, car c'est la vérité. Le judaïsme actuel est pharisien : c'est une branche du judaïsme d'alors qui a eu beaucoup d'affrontements verbaux avec Jésus. Il ne faut pas tout confondre, et il faut étudier. C'est un film parfait pour étudier, le plus grand moment de toute l'histoire du monde...
Attention !!! chef d'oeuvre. Voilà, comme ça, c'est dit. Mais attention tout de même. Deux choses à prendre en compte : la violence et la problématique antisémite. La violence est immense dans le film. Elle n'est pas une délectation, ni un voyeurisme, juste un éclairage sur un point parfois sous-estimé qui permet de mettre en perspective l'immensité du sacrifice qui a été accompli. Le film retrace les toutes dernières heures du Christ et trois scènes sont d'une rare violence : la flagellation, le chemin de Croix et enfin la crucifixion. Ces trois scènes sont intercalées, pour que nous reprenions notre souffle, avec des retours-arrières de la vie de Yeshu'a (autant L'appeler par son vrai nom non ?). Si on prend les Évangiles à témoin, rien ne nous renseigne sur l'extrême cruauté de la flagellation. Juste un verset, d'une neutralité presque détachée : "après l'avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié" (Mt 27:26). Dans le film, ces quelques mots durent des minutes d'une longueur très très éprouvantes, croyez moi. Où Gibson a-t-il trouvé le droit de mettre autant de violence ? Dans le Saint Suaire, l'Évangile de tissu que la tradition nous a laissé. Ce tissu témoigne de ce qui est montré dans le film. Les détails techniques montrent que Jésus serait mort quelques heures après sa flagellation, même sans le chemin de Croix et la crucifixion. Ceci explique la mort rapide sur la Croix, alors que théoriquement, c'est un supplice censé durer des jours entiers.
Le chemin de Croix met en scène l'épisode avec St Simon de Cyrène (une ville de Libye actuelle) et qui donne lieu à un moment des nombreux moments de grâce de ce film. Il y a un regard échangé entre Simon et Jésus qui met la théologie au niveau de sa véritable expression : l'expérience humaine. Il ne s'agit pas de spéculation, mais de vécu. La rencontre avec Dieu, c'est du domaine de l'expérience. Le chrétien n'est pas philosophe. Il ne manipule pas des concepts. Il expérimente une rencontre, une relation avec Dieu.
Enfin la crucifixion, où Gibson reprend le fameux épisode du larron, est aussi parfaitement rendue et réussie. Il a réussi à mettre en scène en donnant une vision très plausible et artistique des fameux passages : l'arrestation au jardin où les gardes finissent à terre, les reniements de Pierre, la trahison de Judas ainsi que son suicide. Gibson met aussi en scène un des protagonistes évident de cette passion : le Diable, personnage androgyne, qui porte un enfant difforme. Plusieurs trouvailles esthétiques font du film une authentique réussite : les démons qui hantent Judas sont des enfants, pour montrer la jeunesse et l'immaturité du péché. Tout le film est joué en araméen et en latin, à savoir les langues originales de l'époque. Ici un petit bémol : je ne pense pas que Jésus aie parlé à Pilate en latin.
Ce film doit être vu dans un contexte catéchétique mais pas par un public trop jeune, car la violence est très éprouvante. Un autre point pour finir : le film fut taxé d'antisémite à sa sortie. La vérité n'est pas antisémite. Cette accusation d'antisémitisme est tellement utilisée à tort et à travers, qu'elle est devenue une farce aujourd'hui. Le réflexe de son recours systématique par certaines instances dans les communautés juives françaises et américaines est déplorable. De plus le film donne tous les gardes-fous contre les interprétations erronées : il y a des membres du Sanhédrin qui disent que ce procès est une farce. Il n'est pas valide du strict point de vue du droit. Il y a cette jeune fille juive qui cherche à lui donner de l'eau, empêchée par un romain. Il y a toutes ces femmes, comme rapporté chez Luc, qui se lamentent pour contrebalancer les cris d'insulte et de haine. La ville était partagée quant à ce destin. On voit que le Sanhédrin prépare la foule, paie la foule pour que Pilate soit poussé à Le condamner. Le reproche qui est fait à Gibson est de ne pas entériner le mythe moderne peu crédible : les juifs ne l'ont pas tués et ce sont les romains seuls qui l'ont tué. Ce mythe est faux, mais les données même du mythe sont fausses : on ne parle pas DES juifs ou DES romains, mais de quelques juifs et de quelques romains. Ceux qui ont tués Jésus, ce sont certains sadducéens, de la famille de Caïphe. Plus tard ils tueront Jacques le juste et ne cesseront de persécuter l'Église primitive. Dépeindre cette bande d'escrocs tuer Jésus n'est pas antisémite, car c'est la vérité. Le judaïsme actuel est pharisien : c'est une branche du judaïsme d'alors qui a eu beaucoup d'affrontements verbaux avec Jésus. Il ne faut pas tout confondre, et il faut étudier. C'est un film parfait pour étudier, le plus grand moment de toute l'histoire du monde...
dimanche 7 décembre 2014
Tsar (Pavel Longuine - 2009)
Pavel longuine est le réalisateur d'un chef d'oeuvre total : l'île. Il s'agit ici du film suivant dans sa filmographie : tsar. Ce film traite des rapports entre l'Église et le pouvoir politique, problématique qui a traversé toute l'histoire de l'Église. Les ignares pensent que l'Église a toujours manipulé le pouvoir pour imposer son emprise. Lorsque l'on étudie avec honnêteté, on s'aperçoit que c'est l'inverse : le pouvoir a toujours utilisé l'impact social de l'Église pour asseoir son emprise. La laïcité moderne n'est donc pas une séparation pour éviter au gouvernement d'être dominé, mais bien l'aveu du pouvoir du caractère indomptable de l'Église. Il y a bien sûr eu des évêques serviles, des prêtres pleutres. Mais globalement, l'Église a tenu sa place avec fermeté et indépendance. L'hérésie iconoclaste a au début été portée par un empereur. Charlemagne qui a imposé l'hérésie du filioque est un autre exemple d'un problème à l'origine politique et qui maintenant pose toujours problème dans le corps du Christ.
Le film est très sanglant et ne peut être vu par des enfants, et il faudra avoir du discernement pour le montrer à des adolescents. Tout le film est basé sur l'affrontement entre le Tsar Ivan IV, le fameux Ivan le terrible et entre le Métropolite Philippe. Il y a deux dialogues qui architecturent tout le film. Les voici retranscrits :
Premier dialogue :
Tsar : Bonjour Monseigneur. Depuis que tu es là, je me sens moins seul.
Métropolite : tu t'es débarrassé de tous tes proches, pense à ton âme. Il est dit que celui qui pardonne est pardonné en retour.
T : le prophète a dit : "Malheur à celui qui se laisse régenter par sa femme" et aussi "malheur à la ville dont les régents sont nombreux". Pardonner à tous... C'est ainsi qu'ont péri les grandes villes et les grands royaumes.
M : tu n'as pas confiance dans les gens.
T : Les gens... non, je n'ai pas confiance. Regarde Adam : il n'a pas écouté le commandement de Dieu. Il a désobéi : il a croqué le fruit de l'arbre. Et quel terrible châtiment.
M : Sire, ne sois pas en colère ! Fais preuve d'amour. Sans amour, notre foi est vaine.
T : Je crois au jugement dernier, au fait que Dieu me jugera pour mes péchés et pour ceux de mon peuple. Il n'est pas de plus grand péché que de désobéir à la volonté du tsar. Car il est écrit que tout pouvoir vient de Dieu.
Second dialogue :
T : je veux me repentir mon Père. Reçois ma confession. Bien que je sois vivant, je suis mort devant Dieu par les vilenies que j'ai commises. Mes os sont secs. Je suis découragé et ne peux plus attendre d'aide de quiconque. J'ai couru te voir. La colère de Dieu s'est abattue sur moi. Les polonais sont aux portes !! Novgorod se soulève ! J'ai compris que Sigismond était Satan et Novgorod son dragon. Le jugement dernier approche. Mon Père oublions nos querelles. Fais preuve de bonté. Bénis moi pour que je sorte vainqueur.
M : Fais preuve de repentir dans tes actes : cesse de faire couler le sang.
T : tu ne m'aimes pas. Non, tu ne m'aimes pas. Mais quel tsar te faut-il ? Un qui tendrait la joue droite quand on lui frappe la gauche ? Qui alors repousserait les ennemis ? Qui dirigerait le royaume ? Tu as raison. Peut-être que je pèche par mes actes, qu'en tant qu'homme je suis pécheur. Mais en tant que tsar je suis juste !
M : va-t-en sire. Tu n'auras pas ma bénédiction.
T : Que la volonté de Dieu soit faite.
Le cas particulier qui ressort de ces dialogues, c'est qu'Ivan veut une Église au service de sa politique, mais pas de façon bassement cynique. Il voit une théologie au service de la politique. La racine de son péché est que la théologie ne peut être soumise à la politique. L'acteur qui joue le métropolite à lui seul mérite qu'on voit ce film.
Pavel longuine est le réalisateur d'un chef d'oeuvre total : l'île. Il s'agit ici du film suivant dans sa filmographie : tsar. Ce film traite des rapports entre l'Église et le pouvoir politique, problématique qui a traversé toute l'histoire de l'Église. Les ignares pensent que l'Église a toujours manipulé le pouvoir pour imposer son emprise. Lorsque l'on étudie avec honnêteté, on s'aperçoit que c'est l'inverse : le pouvoir a toujours utilisé l'impact social de l'Église pour asseoir son emprise. La laïcité moderne n'est donc pas une séparation pour éviter au gouvernement d'être dominé, mais bien l'aveu du pouvoir du caractère indomptable de l'Église. Il y a bien sûr eu des évêques serviles, des prêtres pleutres. Mais globalement, l'Église a tenu sa place avec fermeté et indépendance. L'hérésie iconoclaste a au début été portée par un empereur. Charlemagne qui a imposé l'hérésie du filioque est un autre exemple d'un problème à l'origine politique et qui maintenant pose toujours problème dans le corps du Christ.
Le film est très sanglant et ne peut être vu par des enfants, et il faudra avoir du discernement pour le montrer à des adolescents. Tout le film est basé sur l'affrontement entre le Tsar Ivan IV, le fameux Ivan le terrible et entre le Métropolite Philippe. Il y a deux dialogues qui architecturent tout le film. Les voici retranscrits :
Premier dialogue :
Tsar : Bonjour Monseigneur. Depuis que tu es là, je me sens moins seul.
Métropolite : tu t'es débarrassé de tous tes proches, pense à ton âme. Il est dit que celui qui pardonne est pardonné en retour.
T : le prophète a dit : "Malheur à celui qui se laisse régenter par sa femme" et aussi "malheur à la ville dont les régents sont nombreux". Pardonner à tous... C'est ainsi qu'ont péri les grandes villes et les grands royaumes.
M : tu n'as pas confiance dans les gens.
T : Les gens... non, je n'ai pas confiance. Regarde Adam : il n'a pas écouté le commandement de Dieu. Il a désobéi : il a croqué le fruit de l'arbre. Et quel terrible châtiment.
M : Sire, ne sois pas en colère ! Fais preuve d'amour. Sans amour, notre foi est vaine.
T : Je crois au jugement dernier, au fait que Dieu me jugera pour mes péchés et pour ceux de mon peuple. Il n'est pas de plus grand péché que de désobéir à la volonté du tsar. Car il est écrit que tout pouvoir vient de Dieu.
Second dialogue :
T : je veux me repentir mon Père. Reçois ma confession. Bien que je sois vivant, je suis mort devant Dieu par les vilenies que j'ai commises. Mes os sont secs. Je suis découragé et ne peux plus attendre d'aide de quiconque. J'ai couru te voir. La colère de Dieu s'est abattue sur moi. Les polonais sont aux portes !! Novgorod se soulève ! J'ai compris que Sigismond était Satan et Novgorod son dragon. Le jugement dernier approche. Mon Père oublions nos querelles. Fais preuve de bonté. Bénis moi pour que je sorte vainqueur.
M : Fais preuve de repentir dans tes actes : cesse de faire couler le sang.
T : tu ne m'aimes pas. Non, tu ne m'aimes pas. Mais quel tsar te faut-il ? Un qui tendrait la joue droite quand on lui frappe la gauche ? Qui alors repousserait les ennemis ? Qui dirigerait le royaume ? Tu as raison. Peut-être que je pèche par mes actes, qu'en tant qu'homme je suis pécheur. Mais en tant que tsar je suis juste !
M : va-t-en sire. Tu n'auras pas ma bénédiction.
T : Que la volonté de Dieu soit faite.
Le cas particulier qui ressort de ces dialogues, c'est qu'Ivan veut une Église au service de sa politique, mais pas de façon bassement cynique. Il voit une théologie au service de la politique. La racine de son péché est que la théologie ne peut être soumise à la politique. L'acteur qui joue le métropolite à lui seul mérite qu'on voit ce film.
samedi 29 novembre 2014
12 angry men (Sydney Lumet - 1957)
Si je ne devais garder que 10 films de cinéma, ce film en ferait assurément partie. Pourtant, la plus grande partie du film se passe dans une seule pièce. Il s'agit de la délibération d'un jury. Rien de plus. Il fait horriblement chaud. Le ventilateur est cassé. Le soir même, il y a un très grand match de base-ball. Le procès a montré qu'à l'évidence la plus grossière, l'accusé, un jeune des quartiers défavorisés est coupable de parricide. Il a menacé son père de mort quelques heures auparavant. Le voisin du dessus a entendu le meurtre et l'a vu s'enfuir, et la voisine d'en face l'a carrément vu commis. Inutile de vous dire en ce cas, qu'un petit tour de table est suffisant pour le condamner. Mais arrive l'imprévu : un des douze jurés votent "non coupable". Et la loi les oblige à parvenir à un verdict unanime. Le film, absolument passionnant, montre tout le processus qui va mener à l'acquittement et au fait de rendre un verdict "non coupable".
Passons à la théologie. Ce film est un des meilleurs plaidoyers en ce qui concerne le jugement. Pas uniquement le jugement en terme judiciaire, mais le jugement en règle générale. Le jugement est présenté de façon très défavorable par le Christ. En fait, ce qu'Il explique, et le film en est une magnifique illustration, c'est toute la difficulté de juger. Est-ce que si tout le monde se comportait comme ce juré rebelle, le monde ne serait pas plus conforme aux enseignements du Christ ? Assurément !!! Le film nous présente toute les apparences de la culpabilité et nous montre qu'en creusant, qu'en cherchant avec honnêteté, à plusieurs, on peut parvenir à aller contre les apparences, dans l'établissement de la vérité. Et encore, la vérité est ici à prendre avec des pincettes. Il s'agit simplement de dire que la culpabilité est impossible à déclarer avec les pièces telles qu'elles sont. Cela signifie aussi que beaucoup de choses que croyons bonnes mais que nous ne connaissons pas en profondeur, sont en réalité mauvaises. L'eschatologie enseigne, qu'à la fin des temps, il y aura une telle inversion des valeurs, que l'on appellera bien mal et mal bien. Le Chrétien est celui qui sait prendre la distance avec son époque pour ne pas juger par réflexe. Ne sommes nous pas un peuple de prophètes ?
Si je ne devais garder que 10 films de cinéma, ce film en ferait assurément partie. Pourtant, la plus grande partie du film se passe dans une seule pièce. Il s'agit de la délibération d'un jury. Rien de plus. Il fait horriblement chaud. Le ventilateur est cassé. Le soir même, il y a un très grand match de base-ball. Le procès a montré qu'à l'évidence la plus grossière, l'accusé, un jeune des quartiers défavorisés est coupable de parricide. Il a menacé son père de mort quelques heures auparavant. Le voisin du dessus a entendu le meurtre et l'a vu s'enfuir, et la voisine d'en face l'a carrément vu commis. Inutile de vous dire en ce cas, qu'un petit tour de table est suffisant pour le condamner. Mais arrive l'imprévu : un des douze jurés votent "non coupable". Et la loi les oblige à parvenir à un verdict unanime. Le film, absolument passionnant, montre tout le processus qui va mener à l'acquittement et au fait de rendre un verdict "non coupable".
Passons à la théologie. Ce film est un des meilleurs plaidoyers en ce qui concerne le jugement. Pas uniquement le jugement en terme judiciaire, mais le jugement en règle générale. Le jugement est présenté de façon très défavorable par le Christ. En fait, ce qu'Il explique, et le film en est une magnifique illustration, c'est toute la difficulté de juger. Est-ce que si tout le monde se comportait comme ce juré rebelle, le monde ne serait pas plus conforme aux enseignements du Christ ? Assurément !!! Le film nous présente toute les apparences de la culpabilité et nous montre qu'en creusant, qu'en cherchant avec honnêteté, à plusieurs, on peut parvenir à aller contre les apparences, dans l'établissement de la vérité. Et encore, la vérité est ici à prendre avec des pincettes. Il s'agit simplement de dire que la culpabilité est impossible à déclarer avec les pièces telles qu'elles sont. Cela signifie aussi que beaucoup de choses que croyons bonnes mais que nous ne connaissons pas en profondeur, sont en réalité mauvaises. L'eschatologie enseigne, qu'à la fin des temps, il y aura une telle inversion des valeurs, que l'on appellera bien mal et mal bien. Le Chrétien est celui qui sait prendre la distance avec son époque pour ne pas juger par réflexe. Ne sommes nous pas un peuple de prophètes ?
mardi 11 novembre 2014
Heat (Michael Mann - 1995)
Michael Mann est un grand réalisateur, au style très personnel. Spécialiste dans les polars urbains, il met en scène la cité moderne, et mélange fascination et répulsion pour ces grands ensembles inhumains que sont devenus nos mégapoles actuelles. Il essaie de trouver une beauté dans cette laideur, et cette beauté c'est celle de ses personnages. Dans Heat il a deux personnages de choix, portés par deux acteurs d'exception : Al Pacino et Robert de Niro. C'était l'occasion pour ce film de mettre en scène les deux acteurs dans deux grandes scènes : la rencontre puis la mort. En effet Pacino joue un flic, et de Niro un truand. L'un court après l'autre mais les deux sont finalement les mêmes, ils se fascinent réciproquement, se respectent.
Ce qui me permet de passer immédiatement à la théologie. Ces deux personnages en miroir sont un très point de départ pour comprendre ce qu'est la sainteté. La sainteté n'est pas une façon de faire le bien en ayant une sorte de répulsion magique contre le mal. Le saint est quelqu'un qui a réussi à canaliser une énergie formidable pour la mettre au service de Dieu. Le vrai saint n'est pas celui qui n'a aucun désir. Le saint est celui qui canalise son désir vers quelque chose de plus haut. Le saint a quelque chose à sublimer. Il n'est pas privé de désir, sinon il serait aussi privé de mérite. Jean nous apprend que Dieu vomit les tièdes (Ap 3:15-16). Ainsi le flic et le voyou sont interchangeables. Ils ont les mêmes méthodes, les mêmes attitudes, se reconnaissent.
Saül n'a pas pu être roi car il était dégoûté du péché. C'est bien mais pas suffisant. Il a été vomi de la royauté d'Israël. David a pu être le roi immense que l'on sait parce qu'il a sublimé en lui tout ce qui dégoûtait Saül. Le personnage interprété par de Niro a un appétit immense de liberté. Il tente le braquage de la banque parce qu'il pense que cet argent va être le sésame pour une belle vie avec la femme qu'il vient de rencontrer. Pour cela, il n'hésite pas à faire du mal. Il met toute son intelligence, tout son courage, toute son habilité vers ce but. Cette soif de liberté à cette intensité là, elle est la condition sine qua none de la sainteté. Cela pourra paraître très paradoxal, mais nos prisons sont pleines de saints potentiels.
Du strict point de vue cinématographique, l'histoire est très intéressante, c'est un très bon polar, et la scène du braquage est vraiment - vraiment - impressionnante. Et le dialogue entre les deux acteurs, dans la fameuse scène du café est aussi un monument du cinéma, que tout cinéphile se devra d'avoir vu. Les deux monstres sacrés avaient joué ensemble dans le Parrain II, mais par définition, n'avaient pas pu avoir de scène ensemble, puisque de Niro jouait le rôle du père de Pacino (interprété par Marlon Brando dans le premier épisode), mais jeune.
Michael Mann est un grand réalisateur, au style très personnel. Spécialiste dans les polars urbains, il met en scène la cité moderne, et mélange fascination et répulsion pour ces grands ensembles inhumains que sont devenus nos mégapoles actuelles. Il essaie de trouver une beauté dans cette laideur, et cette beauté c'est celle de ses personnages. Dans Heat il a deux personnages de choix, portés par deux acteurs d'exception : Al Pacino et Robert de Niro. C'était l'occasion pour ce film de mettre en scène les deux acteurs dans deux grandes scènes : la rencontre puis la mort. En effet Pacino joue un flic, et de Niro un truand. L'un court après l'autre mais les deux sont finalement les mêmes, ils se fascinent réciproquement, se respectent.
Ce qui me permet de passer immédiatement à la théologie. Ces deux personnages en miroir sont un très point de départ pour comprendre ce qu'est la sainteté. La sainteté n'est pas une façon de faire le bien en ayant une sorte de répulsion magique contre le mal. Le saint est quelqu'un qui a réussi à canaliser une énergie formidable pour la mettre au service de Dieu. Le vrai saint n'est pas celui qui n'a aucun désir. Le saint est celui qui canalise son désir vers quelque chose de plus haut. Le saint a quelque chose à sublimer. Il n'est pas privé de désir, sinon il serait aussi privé de mérite. Jean nous apprend que Dieu vomit les tièdes (Ap 3:15-16). Ainsi le flic et le voyou sont interchangeables. Ils ont les mêmes méthodes, les mêmes attitudes, se reconnaissent.
Saül n'a pas pu être roi car il était dégoûté du péché. C'est bien mais pas suffisant. Il a été vomi de la royauté d'Israël. David a pu être le roi immense que l'on sait parce qu'il a sublimé en lui tout ce qui dégoûtait Saül. Le personnage interprété par de Niro a un appétit immense de liberté. Il tente le braquage de la banque parce qu'il pense que cet argent va être le sésame pour une belle vie avec la femme qu'il vient de rencontrer. Pour cela, il n'hésite pas à faire du mal. Il met toute son intelligence, tout son courage, toute son habilité vers ce but. Cette soif de liberté à cette intensité là, elle est la condition sine qua none de la sainteté. Cela pourra paraître très paradoxal, mais nos prisons sont pleines de saints potentiels.
Du strict point de vue cinématographique, l'histoire est très intéressante, c'est un très bon polar, et la scène du braquage est vraiment - vraiment - impressionnante. Et le dialogue entre les deux acteurs, dans la fameuse scène du café est aussi un monument du cinéma, que tout cinéphile se devra d'avoir vu. Les deux monstres sacrés avaient joué ensemble dans le Parrain II, mais par définition, n'avaient pas pu avoir de scène ensemble, puisque de Niro jouait le rôle du père de Pacino (interprété par Marlon Brando dans le premier épisode), mais jeune.
samedi 8 novembre 2014
The Lord of the Rings : The Fellowship of the Ring (Peter Jackson - 2001)
L'adaptation cinématographique d'un livre est toujours une grande épreuve, le plus souvent ponctuée par un échec. Ainsi le merveilleux Dune de Frank Herbert piètrement porté à l'écran par David Lynch. Ici, l'épreuve était d'autant plus grande, qu'il s'agissait d'un monument de la littérature fantastique mondiale, à savoir le Seigneur des anneaux. Son auteur, Tolkien, philologue de profession, avait réussi à créer un univers consistent, cohérent avec des langues, des races, des histoires, etc. L'adaptation est une parfaite réussite. Réussite d'autant plus grande, qu'elle est adaptation et non mise en image. C'est à dire que Jackson a pris des libertés avec Tolkien. Les puristes n'ont pas apprécié, mais ils peuvent toujours faire mieux... j'attends avec impatience de voir le résultat. Ce qui est intéressant avec cette distanciation d'avec l'oeuvre, est que plus Jackson est libre, meilleur est son film. Le premier des trois est le plus proche du livre, et le moins bon. C'est pourtant un film monumental, une incontestable réussite... c'est vous dire le niveau des deux autres !
Passons sans plus tarder à la théologie. Tolkien était un catholique convaincu, qui d'après ce que l'on sait a participé de ce renouveau catholique britannique dans l'orbite du cardinal Newman. Il était très très pratiquant et communiait très régulièrement. Grand ami de l'auteur du monde de Narnia, CS Lewis, il a partagé l'ambition de celui-ci : livrer une oeuvre chrétienne qui puisse être à la fois un divertissement et un message théologique de grande portée. Il a réussi les deux, mais je vais me concentrer exclusivement sur le deuxième point.
Ce premier opus de la trilogie met en scène la découverte de l'anneau de pouvoir et du choix de le détruire. Ici, l'on voit une vision très chrétienne : on ne peut pas utiliser l'arme du mal contre le mal. Le mal ne peut que faire le mal et ne peut jamais faire le bien. Ici Tolkien prend à contre-pied une certaine culture anglo-saxonne moderne avec les vampires amicaux, les morts vivants cools, et les sorcières sympathiques. Tolkien, à l'unisson de la Bible dit non : le mal n'est que le mal, il doit être détruit. Le film montre bien la tentation que représente l'utilisation du mal au profit du bien : Gandalf, Aragorn, Galadriel sont tentés et résistent. Boromir est renversé par la tentation.
Les références bibliques sont nombreuses pour qui sait ouvrir l'oeil. Le lecteur de Tolkien aura aussi pu les retrouver. Elles sont évidentes dans le Silmarillion. Gandalf est un ange. Il est envoyé pour accompagner et aider l'humanité dans sa quête, et Saroumane autre ange, représente la partie des anges qui chute. Les hobbits, ces gens simples, tellement simples que l'anneau les tente moins que les autres, sont de petites tailles. Ce sont les petits qui vont sauver le monde. Je vous laisse méditer cette assertion toute chrétienne. Enfin les nains représentent les juifs : à part, des tribus perdues, vieille race, de relation difficile avec les autres... Tolkien a bien réussi sa métaphore. Il n'avait même pas besoin de les mettre dans la Moria, nous avions compris sans cela (Moria est la montagne de Jérusalem).
Je réserve d'autres analyses théologiques dans les deux autres opus...
L'adaptation cinématographique d'un livre est toujours une grande épreuve, le plus souvent ponctuée par un échec. Ainsi le merveilleux Dune de Frank Herbert piètrement porté à l'écran par David Lynch. Ici, l'épreuve était d'autant plus grande, qu'il s'agissait d'un monument de la littérature fantastique mondiale, à savoir le Seigneur des anneaux. Son auteur, Tolkien, philologue de profession, avait réussi à créer un univers consistent, cohérent avec des langues, des races, des histoires, etc. L'adaptation est une parfaite réussite. Réussite d'autant plus grande, qu'elle est adaptation et non mise en image. C'est à dire que Jackson a pris des libertés avec Tolkien. Les puristes n'ont pas apprécié, mais ils peuvent toujours faire mieux... j'attends avec impatience de voir le résultat. Ce qui est intéressant avec cette distanciation d'avec l'oeuvre, est que plus Jackson est libre, meilleur est son film. Le premier des trois est le plus proche du livre, et le moins bon. C'est pourtant un film monumental, une incontestable réussite... c'est vous dire le niveau des deux autres !
Passons sans plus tarder à la théologie. Tolkien était un catholique convaincu, qui d'après ce que l'on sait a participé de ce renouveau catholique britannique dans l'orbite du cardinal Newman. Il était très très pratiquant et communiait très régulièrement. Grand ami de l'auteur du monde de Narnia, CS Lewis, il a partagé l'ambition de celui-ci : livrer une oeuvre chrétienne qui puisse être à la fois un divertissement et un message théologique de grande portée. Il a réussi les deux, mais je vais me concentrer exclusivement sur le deuxième point.
Ce premier opus de la trilogie met en scène la découverte de l'anneau de pouvoir et du choix de le détruire. Ici, l'on voit une vision très chrétienne : on ne peut pas utiliser l'arme du mal contre le mal. Le mal ne peut que faire le mal et ne peut jamais faire le bien. Ici Tolkien prend à contre-pied une certaine culture anglo-saxonne moderne avec les vampires amicaux, les morts vivants cools, et les sorcières sympathiques. Tolkien, à l'unisson de la Bible dit non : le mal n'est que le mal, il doit être détruit. Le film montre bien la tentation que représente l'utilisation du mal au profit du bien : Gandalf, Aragorn, Galadriel sont tentés et résistent. Boromir est renversé par la tentation.
Les références bibliques sont nombreuses pour qui sait ouvrir l'oeil. Le lecteur de Tolkien aura aussi pu les retrouver. Elles sont évidentes dans le Silmarillion. Gandalf est un ange. Il est envoyé pour accompagner et aider l'humanité dans sa quête, et Saroumane autre ange, représente la partie des anges qui chute. Les hobbits, ces gens simples, tellement simples que l'anneau les tente moins que les autres, sont de petites tailles. Ce sont les petits qui vont sauver le monde. Je vous laisse méditer cette assertion toute chrétienne. Enfin les nains représentent les juifs : à part, des tribus perdues, vieille race, de relation difficile avec les autres... Tolkien a bien réussi sa métaphore. Il n'avait même pas besoin de les mettre dans la Moria, nous avions compris sans cela (Moria est la montagne de Jérusalem).
Je réserve d'autres analyses théologiques dans les deux autres opus...
The prince of Egypt (1998)
Il n'y a pas ici à proprement parler d'analyse théologique possible sur ce dessin animé américain retraçant les épisodes bibliques liés à la vie de Moïse. En effet, le propos de ce blog, est de trouver les lectures théologiques conscientes ou inconscientes que posent les œuvres au spectateur. Hors ici, tout est ouvert et évident. Il n'y a pas de second degré, ou de subtilité, puisque le sujet en lui-même est biblique.
Ce n'est pas toute la vie de Moïse qui est décrite, mais principalement la partie qui va de sa naissance jusqu'à la sortie d'Égypte. L'ultime fin montre le donc de la Loi sur le Sinaï. Ce dessin animé est à voir pour plusieurs raisons.
Tout d'abord c'est une façon idéale d'amener du savoir biblique, religieux, théologique aux enfants, et pour les adultes en quête de savoir, un moyen simple et agréable de consolider son savoir vétéro-testamentaire. Ensuite, ce dessin animé est absolument remarquable. Bien que les choses inévitables y soient présentes, c'est toujours bien fait. Je pense ici particulièrement aux chansons, qui sont parfois pénibles aux oreilles adultes. La musique en elle-même est de très très bon niveau, puisque c'est le maître Hans Zimmer qui signe la bande originale.
La proximité de Moïse avec le système de pouvoir égyptien est bien montrée. La difficile séparation d'avec son frère qui deviendra Pharaon est bien abordée. Le traitement est subtil, et les adultes trouveront aussi de quoi se régaler au niveau simplement psychologique. Si je devais mettre un seul bémol, ce serait : trop court. Les plaies passent vite, trop vite. Le public visé explique cela, car les plaies sont très violentes dans l'absolu et pourraient choquer les enfants.
A noter une réalisation mêlant image de synthèse et dessin animé traditionnel d'une qualité impressionnante. L'ange exterminateur des premiers-nés, le buisson ardent et surtout la traversée de la mer rouge sont du grand spectacle.
A voir !!!
Il n'y a pas ici à proprement parler d'analyse théologique possible sur ce dessin animé américain retraçant les épisodes bibliques liés à la vie de Moïse. En effet, le propos de ce blog, est de trouver les lectures théologiques conscientes ou inconscientes que posent les œuvres au spectateur. Hors ici, tout est ouvert et évident. Il n'y a pas de second degré, ou de subtilité, puisque le sujet en lui-même est biblique.
Ce n'est pas toute la vie de Moïse qui est décrite, mais principalement la partie qui va de sa naissance jusqu'à la sortie d'Égypte. L'ultime fin montre le donc de la Loi sur le Sinaï. Ce dessin animé est à voir pour plusieurs raisons.
Tout d'abord c'est une façon idéale d'amener du savoir biblique, religieux, théologique aux enfants, et pour les adultes en quête de savoir, un moyen simple et agréable de consolider son savoir vétéro-testamentaire. Ensuite, ce dessin animé est absolument remarquable. Bien que les choses inévitables y soient présentes, c'est toujours bien fait. Je pense ici particulièrement aux chansons, qui sont parfois pénibles aux oreilles adultes. La musique en elle-même est de très très bon niveau, puisque c'est le maître Hans Zimmer qui signe la bande originale.
La proximité de Moïse avec le système de pouvoir égyptien est bien montrée. La difficile séparation d'avec son frère qui deviendra Pharaon est bien abordée. Le traitement est subtil, et les adultes trouveront aussi de quoi se régaler au niveau simplement psychologique. Si je devais mettre un seul bémol, ce serait : trop court. Les plaies passent vite, trop vite. Le public visé explique cela, car les plaies sont très violentes dans l'absolu et pourraient choquer les enfants.
A noter une réalisation mêlant image de synthèse et dessin animé traditionnel d'une qualité impressionnante. L'ange exterminateur des premiers-nés, le buisson ardent et surtout la traversée de la mer rouge sont du grand spectacle.
A voir !!!
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